Piste de prière en ce dimanche des rameaux (UP St Benoît aux Portes d'Avroy)

  • Par rowier
  • Le Sam 04 avr 2020

« Voici ton roi qui vient vers toi. » Matthieu 21, 5

Entree de jesus Ce dimanche, le souvenir de l’entrée de Jésus  à  Jérusalem, quelques jours avant  sa  Passion,  marque notre entrée dans la Semaine Sainte.

Celui que nous acclamons n’est pas roi à la manière humaine. Il a choisi de monter sur une ânesse, en humble place, et non sur un grand cheval pour impressionner son monde. Le jour de sa crucifixion, en signe de dérision, un écriteau indiquera qu’il est « le roi des juifs ».

Il nous est bon d’entendre le prophète dire à Jérusalem : « Voici ton roi qui vient vers toi ».

Oui, le Christ nous vient de l’avenir. Ressuscité, il  nous  accompagne  durant ce temps liturgique pour que nous puissions être avec lui, communier davantage à sa mort et à sa résurrection et devenir plus vivants que jamais. N’ayons pas peur de le suivre sur son chemin ! D’après Anne-Marie Aitken, xavière

 
   

S’unir par la prière en ces dimanches où les messes sont suspendues. Cette année, il n’y aura pas de rameaux bénits mais rien n’empêche de confectionner « ses » rameaux et de convenir d’un lieu à la maison où ils pourront nous aider à prier.

Nous pouvons aussi nous demander à quelles personnes nous pourrions en offrir dès que les conditions le permettront.

Si nous avons la chance d’avoir accès à un espace de verdure, choisir le type de branchage et de feuille, disposer les branches choisies avec soin et harmonie, les lier avec un beau ruban ou encore, si la branche est unique, la préparer en la taillant joliment.

Quelques pistes pour la prière : Dans un endroit propice, allumer une bougie.

  • Une introduction à la prière :

Jésus est le Messie attendu… et inattendu ! Non pas un Messie qui vient avec puissance, mais qui se fait humble et solidaire des petits. Il est Roi, mais son trône est une croix.

Pendant ce Carême, nous avons rejoint la foule immense de celles et ceux qui font confiance à Jésus.

Nous voulons nous rendre solidaires de celles et ceux qui, chez nous ou ailleurs, portent les cicatrices des plaies de la souffrance humaine.

Mais aussi de toutes celles et tous ceux qui, par leurs actions persévérantes, proclament qu’un autre monde est possible.

Disciples de Jésus, rien ne pourra nous arracher l’espérance !

. −A l’écoute de la Parole

Lecture de l’Évangile selon saint Matthieu (21, 1-11)

On peut également lire l’Évangile de la Passion et les autres textes de la messe du dimanche à partir d’une revue (Prions en Eglise, …) ou un clic sur le site aelf.org ou dans la Bible.

Un temps de méditation à partir de l’évangile (sur un fond musical doux)

Le roi et sa ville

Rien n’obligeait Jésus à venir à Jérusalem. Sachant le danger, il aurait pu rester en Galilée ou continuer sa vie autrement. Jésus, quel désir te pousse donc vers cette ville ? Jérusalem héberge l’arche d’alliance, signe de l’engagement indéfectible de Dieu pour tous. La bonne nouvelle est pour tous. Elle ose affronter les pouvoirs politiques et religieux, et passe donc par Jérusalem.

Je médite sur la détermination et le courage de Jésus, et sur son désir que la bonne nouvelle soit entendue par tous, au cœur de la ville.

  • La mise en scène

Contrairement à sa manière habituelle, Jésus choisit de mettre en scène son entrée à Jérusalem et prépare une sorte de chorégraphie. En montant sur une ânesse, la monture des rois d’Israël, Jésus assume qu’il est roi : oui, il y a en lui la Vie, l’humanité qui peut faire vivre un peuple. Pourtant cette chorégraphie n’impose rien. Certains passants verront en Jésus un pèlerin parmi d’autres. D’autres l’accueilleront en roi car il est leur espérance.

Regardant Jésus monter sur l’âne, je lui dis qui il est pour moi : un passant, un ami, un roi, un frère, un sauveur ?

Jésus ne possède pas même le signe de sa royauté, l’âne sur lequel il monte. Il reçoit ce signe qu’un homme lui a prêté. Même avec un certain succès public, reconnu par les foules, Jésus était pauvre, un pèlerin dépendant des autres et des rencontres.

Je peux méditer sur la liberté et la puissance que Jésus a trouvées dans son style de vie sobre et pauvre.

Celui qui vient

  • Ces mots du psaume 117 : « Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient » accompagnaient les pèlerins arrivant à Jérusalem.

Je prends le temps de dire du bien de Jésus gratuitement, pour ce qu’il est, lui qui vient à moi. Je présente aussi à Dieu ceux avec qui je serai en contact ces jours-ci via le téléphone, les mails, … : qu’il bénisse nos rencontres.

  • Venant de Béthanie, Jésus arrive à Jérusalem par l’est. 
  • Aujourd’hui, je peux me tourner vers le côté du soleil levant. Je peux parler à Jésus des ténèbres et des souffrances du monde. Jésus, quand nous sommes dans la nuit, que ta présence allume une lumière de Pâques.
  • Palmes à la main

La foule accueille Jésus sur le chemin. Je regarde ces gestes de liesse et d’accueil : les manteaux mis à terre devant l’âne, les palmes qui s’élèvent.

Quel objet de mon chemin d’humanité ai-je envie de présenter à Jésus pour le louer, et le bénir de venir dans ma vie ? Je peux tenir cet objet, je lui en parle, et pourquoi je le lui présente.

La foule acclame : « Hosanna », ce qui veut dire « sauve-nous », et qui est aussi une acclamation à celui qui sauve. 

Je goûte l’allégresse et l’attente pleine d’espérance du peuple. Quel chant pourrait monter en moi pour Jésus ? Louange, supplication ? Je laisse mon cœur respirer sa prière, crier, chanter, selon ce qui vient.

La prière du Notre-Père

Ce dimanche aurait dû avoir lieu la 2ème collecte du Carême de partage en faveur d’Haïti où sévit l’insécurité alimentaire.

Pourquoi ne pas faire un don ? Compte Entraide & Fraternité : BE 68 0000 0000 343.

En communication : carême de partage Ou directement en ligne : www.entraide.be

Tout don, sur l’année, de 40 € et plus vous donne droit à une réduction fiscale à hauteur de 45 %.

Une prière

Seigneur Jésus, toi qui as vécu dans notre monde, tu comprends nos angoisses.

Face à tant de guerres et d’injustices, toi qui as pardonné de tout cœur, donne-nous l’amour pour nous réconcilier. 

Toi qui nous as appris à regarder nos frères avec miséricorde, donne-nous des forces pour être généreux. 

Toi qui appelas les enfants à s’approcher de toi, aide-nous à leur ressembler. 

Nous te prions pour les pays déchirés et pour les victimes de la violence, 

pour les enfants déplacés, les orphelins, les veuves, pour la douleur de ces peuples meurtris.

Nous te prions pour et avec ceux qui recherchent la paix, afin qu’ils restent fidèles à leur engagement.

Montre-nous le bon chemin pour accueillir ta paix et la semer autour de nous.

P. Luis Felipe GOMEZ