Commentaires du C.E.A. du 9 février

Chaque deuxième dimanche du mois a lieu à l'église St Servais un "Célébrer ensemble autrement". Cette célébration est préparée par une petite équipe de bénévoles ainsi que du prêtre qui célébrera ce dimanche là. Cette préparation démarre par un partage approfondi de la Parole entre les différentes personnes avant de voir le déroulement de la célébration.

Si vous n'avez pu venir au C.E.A. du dimanche 9 février ou si vous voulez relire ce que vous y avez entendu, vous trouverez ci-dessous les explications des lectures de ce dimanche du baptême du Christ. (si par la suite vous souhaitez encore relire, vous trouverez ce billet en cliquant sur "archives")

C.E.A. du dimanche 9 février :  Mt5, 13-16

Anne-Catherine : Bonjour tout le monde. Bienvenue à tous, petits et grands. En ce 9 février, mois encore fort sombre au creux de l’hiver, nous venons de chanter « les ténèbres ou l’amour, c’est à nous de choisir ». C’est un peu l’étrange choix auquel on va vous inviter aujourd’hui. On va aussi parler cuisine et la place du sel dans nos plats. Mais retenons surtout le refrain « partageons le même soleil, espérer la même lumière » On y reviendra tout à l’heure.

Deuxième étape pour 5 enfants qui entrent en catéchuménat

Anne-Catherine : Avant que les enfants ne rejoignent Hugo, Antoine, Clarisse et Rita, et pour que nous puissions poursuivre notre cérémonie, je vais demander aux enfants d’apporter sur l’autel du sel et des lumignons, ingrédients nécessaires pour une recette réussie, d’après la parole de ce jour…. Et parce que vous faites partie d’une communauté, ce sont 5 membres de cette communauté qui vont vous tranmettre ces éléments. Appel de 5 personnes pour donner du sel et des lumignons aux enfants qui vont les déposer sur l’autel.

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Louis :  Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: «Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.»

– Acclamons la Parole de Dieu.

Laurence :  En écoutant cet évangile, je me rends compte que c’est vraiment moi. Oui, ça parle de moi ! Je suis la lumière. La lumière qui éclaire les autres. Non, je ne suis pas parfaite mais je suis, dans mes actions de tous les jours, une lumière qui éclaire. Il suffit de voir ma vie, j’essaye de faire le bien autour de moi et de vivre le mieux possible. Et en plus je suis quelqu’un d’heureuse. C’est sûre, je suis une lumière pour les autres. Pourtant à une époque, je me cachais. Sûrement par timidité ? Sans doute qu’alors je n’étais pas prête. Mais si j’ai bien compris, Jésus nous dit de ne pas cacher la lumière. Si nous la cachons, tout est dans l’obscurité ! Oui c’est certain, je suis une lumière, une lumière parmi tant d’autres.

Sophie : Moi, il me semble que parfois, je suis un peu comme du sel. Je donne du goût à ceux qui m’entourent. Et même dans mon boulot, j’essaye de sourire pour que les clients soient contents, je n’aime pas trop quand les gens ont l’air de s’ennuyer autour de moi , alors, je tâche de les mettre de bonne humeur et de les guider pour qu’ils fassent les bons choix.

Michaël : Ce n’est sans doute pas tout à fait ce que nous dit Jésus. Prenons la peine de nous questionner sur nos certitudes.
 

Laurence : Si ce n’est pas tout à fait correct ce qu’on a développé, comment comprendre alors ces deux idées ?

Anne-Catherine : Commençons par le sel. Tu as déjà goûté une soupe sans sel ? Ou du pain ?

Laurence : C’est assez fade, ça a l’air sans goût mais c’est d’ailleurs ce que ………. a dit tout à l’heure. A nous de donner de la saveur aux autres. C’est bien ce qui est demandé dans l’évangile, non ?

Anne-Catherine : En effet, mais ce n’est pas le sel que l’on doit goûter! Le sel ne se remarque pas. Ou alors, c’est qu’il est absent ou en trop grande quantité. Dans ces cas, rien n’est bon. Ce n’est donc pas la peine de se faire remarquer non plus.

Laurence : Ca devient compliqué. Si on ne fait rien et qu’on reste dans son coin, comment donner du goût ?

Anne-Catherine : Pour jouer son rôle, le sel ne doit pas rester dans une boîte. Il faut que quelqu’un le prenne et qu’il soit mélangé aux aliments.

Laurence : Il faut donc qu’on se mélange aux autres ? Et puis que faire ?

Anne-Catherine : Apparemment rien, l’évangile nous dit simplement qu’il suffirait d’être le sel et la saveur se révélerait. La foi doit donner du goût à ta vie.

Laurence : Comme le dit un chant, Dieu a besoin de nous pour donner le goût de la joie. A nous d’être ce sel. Peut-être au moins de surprendre, étonner.

Anne-Catherine : Il me semble que c’est plus juste comme ça.

Laurence : Et pour la lumière? Elle aussi, elle révèle. C’est d’ailleurs son rôle, non?

Anne-Catherine : C’est un peu comme pour le sel. Sans elle, quelle tristesse, par exemple en ces journées plus sombres du mois de février. C’est quand elle nous manque que nous en prenons conscience. Et quand elle nous éblouit, nous nous en plaignons. La lumière, elle attire le regard sur ce qui reste dans l’ombre pas sur elle-même. Ce n’est pas elle qu’on regarde! Alors, c’est vrai, tu es sans doute une lumière pour beaucoup, par la joie que tu dégages, une lumière qui éclaire, tu seras une vraie lumière si tu réussis à faire luire le meilleur de chacun.

Laurence : Sans mauvais jeu de mot, c’est un peu plus clair comme ça.
Voilà pour la lumière et le sel. Et si on revient à l’évangile, on voit que Jésus dit ça à ses disciples, des gens ordinaires, comme nous. Comment ont-ils compris ce message ? Il était fort optimiste en misant sur eux, non? Tu ne trouves pas?

Anne-Catherine : Sans doute et ils avaient des fragilités, comme nous tous mais, ils étaient sûrement capables, comme nous aussi, de déceler les richesses qui se cachent en chacun de nous. De permettre à chacun d’exprimer sa différence.

Laurence : C’est vrai que nous avons tous une saveur différente . Et ensemble, nous faisons un plat intéressant. A nous, en étant sel ou lumière, de permettre à chacun d’exprimer ce goût. Par nos actions, notre présence, nous pouvons susciter le questionnement et alors, nous aurons déjà éveillé à Dieu !.

Au début, on évoquait le choix de l’amour ou des ténèbres. Il me semble que c’est bien d’amour qu’il s’agit ici. Laisser la place aux autres et leur permettre d’exprimer leur talent, c’est bien de l’amour.

Anne-Catherine : Et pour nous aider, prions avec l’aide de Martine Th., Louis et Hugo
 

Intentions

  1. Martine Th. :Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, ta blessure se guérira rapidement et tes forces reviendront vite.
  2. Louis : Que nous soyons des apporteurs de goût dans nos célébrations et dans nos vies.
  3. Hugo : Le sel peut faire des miracle. Comme l'arbre a besoin de beaucoup d'éléments pour grandir, si on enlève un de ces éléments, alors l’arbre ne grandira plus. Et il mourra. Et c’est pareil pour les Hommes. Chacun de nous a besoin d'une part de sel pour faire naître ou renaître la petite flamme que nous avons chacun dans notre cœur.
    Seigneur, aide nous à disperser à bon escient notre sel pour alimenter la petite flamme qui sommeille parfois dans notre cœur.

 

Anne-Catherine : Je suis sûre que vous avez tous rencontré chez les gens que vous côtoyez des personnes qui vous ont éclairés, qui vous ont permis d’exprimer votre saveur. Explication du geste de paix et allusion aux chants qui suivent.
 

Geste allié au geste de paix :Chacun apporte un lumignon à un autre en disant : voilà ce que je trouve de lumineux chez toi. (Ca permet de découvrir ce qui est lumineux chez l’autre)